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Le "Côtes du Rhône" Quartz du Clos du Caillou 2004
Le Clos du Caillou est un domaine de 44 hectares situé à Courthézon, une des 5 communes de l’appellation Châteauneuf-du-Pape.

Le domaine déjà bien connu dans les années 70 et 80 a réellement pris son essor avec l’arrivée au milieu des années 90 de la fille de Claude Pouizin, Sylvie et de son mari Jean-Denis Vacheron. Les vins gagnent alors leurs galons année après année, d’autant qu’ils sont très appréciés du critique américain Robert Parker.
Sylvie et Jean-Denis redéfinissent et isolent les différents terroirs de leur domaine afin de cerner au mieux le potentiel des vins. Après la tragique disparition de Jean-Denis, Sylvie décide de poursuivre le travail entamé et s’entoure de Bruno Gaspard, très fin vinificateur qui va orienter avec Sylvie, les choix entamés les années précédentes.

C’est ainsi que les différentes cuvées déclinées aujourd’hui le sont aussi bien en Châteauneuf- du-Pape qu’en Côtes du Rhône de façon à ce que le consommateur puisse s’orienter dans le dédale des terroirs du domaine.
La cuvée Quartz se situe sur un terroir de galets roulés à l’intérieur du Clos, non classé en appellation Châteauneuf, et cependant très proche de celle–ci. Composé de grenache pour 85% et de syrah pour 15%, ce vin puissant est en même temps d’une richesse de texture qui lui donne un côté crémeux et suave sur une colonne vertébrale bien construite. C’est un Côte du Rhône qui vaut bien des Châteauneuf, d’autant que la fraîcheur du fruit en est aussi une des caractéristiques principales.
 2004 est l’année de naissance de cette cuvée en appellation Cdr et c’est un coup de maître. Le millésime souple et rond enrobe parfaitement les composants du vin et le boire maintenant, loin d’être un crime, est un plaisir infini. Le seul conseil à donner est une température fraîche (14°) afin d’intégrer au mieux le fruit dans la puissance et un léger carafage qui lui donnera une oxygénation bienvenue.
Son prix ne fera pas d’ombre au plaisir puisqu’il se situe à 18 euros…. Pour une qualité « Châteauneuf ».
Le 2005 sera son digne successeur même s’il vaudra mieux l’attendre un peu en profitant de ce 2004 délicieux.
Pierre Ghysens, février 2008
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